Publication du rapport d’activité 2025 de la DGE : sécurité économique, attractivité et souveraineté industrielle
- Alice Bastien

- 15 janv.
- 2 min de lecture
Le rapport d’activité 2025 de la Direction générale des Entreprises (« DGE ») apporte des enseignements chiffrés et opérationnels sur l’évolution de la politique économique française dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et technologiques. Il illustre une montée en puissance très concrète des outils de l’État, notamment en matière de sécurité économique, d’encadrement des investissements étrangers et de soutien aux filières industrielles critiques.
Sur le volet sécurité économique, le rapport met en lumière le rôle central du SISSE (Service de l’Information Stratégique et de la Sécurité Économique), chargé d’animer la politique de sécurité économique française et coordonnant la protection des technologies et des entreprises face aux menaces étrangères. En 2025, plusieurs centaines d’alertes ont été traitées, portant sur des risques de captation d’actifs stratégiques, de dépendances technologiques ou de pressions économiques étrangères.
Le rapport souligne également le renforcement du contrôle ex post des investissements étrangers (IEF aval) par le SISSE, avec plus d’une centaine de contrôles menés sur place et sur pièces afin de vérifier le respect des engagements pris par les investisseurs.
Concernant les investissements étrangers, le rapport confirme que la France demeure attractive, y compris dans des secteurs à forte intensité technologique. Cette attractivité s’accompagne toutefois d’un encadrement plus exigeant. Les actions décrites par la DGE montrent une volonté claire de concilier ouverture économique et protection des intérêts stratégiques nationaux, en sécurisant les opérations sensibles sans freiner l’investissement productif. Le renforcement des contrôles illustre une approche fondée sur la conformité, la traçabilité et la responsabilité des acteurs économiques.
Enfin, le rapport s’inscrit pleinement dans les enjeux de souveraineté industrielle, notamment à travers les technologies critiques comme les semi-conducteurs. Sans en faire un chapitre autonome, la DGE rappelle la forte dépendance européenne dans cette filière et l’importance des initiatives nationales et européennes visant à renforcer les capacités industrielles. Les semi-conducteurs apparaissent ainsi en filigrane comme un levier clé de compétitivité, d’innovation et de sécurité économique à long terme.
Au-delà des orientations générales, ce rapport constitue une base de travail précieuse pour comprendre les mécanismes actuels de la politique économique française et les attentes croissantes en matière de maîtrise des risques, de contrôle des flux d’investissements et de soutien aux industries stratégiques.

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